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Née à Tours, Delphine Bardin commence le piano à l'âge de cinq ans. Elle est l'élève de Paule Grimaldi, puis de Marie-Claude Equoy, avant d'entrer au CNSM de Paris; elle y obtient les premiers Prix de piano, musique de chambre, accompagnement vocal et accompagnement au piano. Elle étudie ensuite avec Pierre-Laurent Aimard et avec Christian Ivaldi dans le cadre du cycle de perfectionnement.

 

Lauréate de la Bourse Yvonne Lefébure, puis de la Fondation Natexis Banque populaire, elle est récompensée en 1997 par le Prix Clara Haskil, à Vevey, en Suisse.

 

Elue "Rising Star" par la Cité de la Musique pour la saison 2001/2002 elle s’est produite en de nombreux engagements en soliste en France, Suisse, Allemagne, au Portugal, au Canada, aux Etats-Unis, la Philharmonie de Cologne, le Wigmore Hall de Londres, le Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, etc. ainsi qu’au Klavier Festival de la Ruhr, aux journées Mozart - Messiaen à Vevey, Festival de Ste Ursanne…

Elle s'est produite en février 2012 à Boston, et à New York au Carnegie Weill Hall avec sa partenaire Elsa Grether, ainsi qu'au Festival "Aimez-vous Brahms" en Suisse en été 2013.

 

La musique de chambre tient une place essentielle dans ses activités, et avec la violoncelliste Maryse Castello et le violoniste Arno Madoni, elle a fondé en 2007 le Trio Pilgrim.  www.triopilgrim.fr

 

Elle joue également avec la pianiste Dana Ciocarlie, la flûtiste Sarah Louvion, et la violoncelliste Ophélie Gaillard. 

Lauréate du Prix International Pro Musicis en 2009, en duo avec la violoniste Elsa Grether, elle se passionne depuis pour la transmission de la musique auprès d'enfants malades ou défavorisés. Voir la page suivante: http://delphinebardin.com/delphine 

 

Enregistrements:

  • Schumann et Mozart avec l’Orchestre de Chambre de Lausanne sous la direction de Jesus Lopez-Cobos, (Claves),
  • Mélodies françaises avec la soprano Hélène Guilmette (Ambroisie),
  • Les 13 Barcarolles de Gabriel Fauré (Alpha, mai 2010), "Diapason d’Or",
  • Oeuvres de Liszt (2012) pour violoncelle et piano avec Ophélie Gaillard, (Aparté)
  • Trios de Mendelssohn avec le Trio Pilgrim (décembre 2014)

 

 

 Ce que disent les médias...

 

 

WEILL HALL AT CARNEGIE HALL, NEW YORK, NY SEPTEMBER 25, 2018   
 
http://nyconcertreview.com/

 Traduction de l’article paru après son récital du 25 septembre 2018 à New York, Carnegie Weill Hall

 ” Un programme d’une subtilité inhabituelle, interprété avec un sens des nuances et une sensibilité exceptionnels. Des pièces intimistes de Mozart, Schumann, Debussy qu’elle a joué avec un sens artistique discrètement dessiné. En résumé dans un monde de messages lourds et hypertrophiés, Ms Bardin a montré la puissance d’un chuchotement.

 

Elle se déplace sur scène avec un maintien contrôlé, un comportement digne. Delphine Bardin est l’antithèse des stars du classique actuel, dont beaucoup cherchent l’éclat et les audiences. Elle est toute entière dans la musique, et que cette qualité lui obtienne ou non la célébrité dépend plus du monde que d’elle-même.

 

Mozart fut joué avec une maîtrise, un son pur, cristallin, une vision lucide. Les experts de l’interprétation approuveraient sans réserve chaque note, mais elle ne cède pas pour autant à la préciosité de poupée de porcelaine qui peut affecter l’interprétation de cette sonate. Tout en restant dans des limites classiques respectueuses, son Mozart fut vibrant et plein de sentiments, aussi loin que possible tout en demeurant loin de l’anachronisme ou de l’excès de romantisme. Bien qu’elle évite d’étaler sa technique, son degré de contrôle – y compris l’impossible trille pianissimo – est époustouflant.

 

(…) Schumann : les Scènes d’enfants, qui lui vont si bien ont montré la même approche respectueuse que pour Mozart : une expression chaque fois plus profonde. Elle sait retarder toute complaisance pour nous plonger plus encore dans les délices – une qualité qui rappelle par exemple Alicia de Larrocha et d’autres interprètes raffinés. La puissance est une chose relative, un vrai pianiste habile sait créer l’intensité et la puissance musicale sans un niveau excessif de décibels : c’est ce que fait exactement Delphine Bardin. Ses staccatos chargés d’électricité rappellent la grande Martha Argerich.

 

Si l’on avait déjà compris que Delphine Bardin est une artiste exceptionnelle, la seconde partie avec Debussy a confirmé ce jugement. Elle a été superbe dans les trois pièces des Images. Éblouissante, pour décrire des paysages sonores dans les “Reflets dans l’eau”, et dans le “Mouvement” elle a évoqué de manière poignante le souvenir de la disparition de Debussy en 1918 il y a cent ans.

S’attaquer aux Etudes de Debussy Livre I était audacieux car les publics peuvent avoir des difficultés à adhérer. Les titres eux-mêmes qui se réfèrent à des exercices  – cinq doigts, tierces, quartes, octaves ne peuvent séduire qu’à la condition d’être joués avec une intelligence aiguë combinée avec une maîtrise technique et une vive imagination, avec la capacité de projeter tout cela vers le public. Ms Bardin possède toutes ces qualités.

"Sa technique a été brillante dans les passages les plus périlleux et sa maîtrise du pédalier une merveille. On ne peut s’empêcher de penser combien il serait formidable de l’écouter dans les douze Etudes. En tous cas on écoutera certainement davantage cette artiste aussi spéciale.

(…) Le public était particulièrement attentif. Les auditeurs semblaient enchantés et ont donné à la pianiste une vibrante ovation à la fin de cette remarquable soirée."

 

"Delphine Bardin se situe magnifiquement dans une perspective à la fois intimiste et rêveuse, joue sur les clairs-obscurs sans jamais forcer le trait, elle mène vers l’irréel sans aucune insistance… "Gérard Pangon, Radio Classique, Juin 2010

 

 

"Le son du piano est royal : sa densité, sa rondeur charnue, sa franchise rayonnent d’une façon extraordinaire, qui donne à entendre les treize barcarolles sous un jour nouveau… Disposant de moyens pianistiques assez exceptionnels, elle réussit à colorer, à ombrer, éclairer les phrases pour les porter à leur point maximum d’intensité. Son jeu subtil trouve un socle dans des basses lisibles et sonores, qui se fondent admirablement, quand il le faut, dans le champ de la main droite. Surtout, elle donne une transparence polyphonique étonnante à ces pièces trop souvent jouées "atmosphériques"(… ) Alain Lompech, "Diapason", sur les Barcarolles de G. Fauré, Mai 2010

 

 

"Une combinaison superbe de dextérité, de fluidité, et d’intelligence de la musique, une soirée glorieuse… » Frederick L. Kirshnit, récital de Delphine Bardin au Carnegie Weill Hall, New York.

 

 

"Delphine Bardin dispose de moyens tout à fait adaptés à la nature de l’œuvre. Capable d’une technique et d’une finesse instrumentales assez incroyables, son jeu permet à la musique de Fauré de s’exprimer avec un lyrisme d’une grandeur intime. Chaque scène est abordée avec la même volonté de fraîcheur et d’immersion, sans affectation ni sentimentalisme redondant, ce qui serait contraire à l’esprit qui les anime. » http://www.seek-blog.com/magazine/culture-arts/

 

 « L’interprétation de Delphine Bardin apparaît aussi intensément réfléchie que véritablement instinctive, la musique semblant tomber tout naturellement sous ses doigts. Le toucher est aussi ferme et précis qu’il est raffiné et subtil, les Barcarolles de Delphine Bardin se révèlent être l’un des jalons les plus étincelants de la discographie fauréenne. Elles ne sont certainement pas près de quitter mes pensées sentimentales et mélancoliques. » Audiophile Mélomane, 23 juillet 2010 …

 

" (…) Delphine Bardin se démarque d’une mode ostentatoire, celle de certains virtuoses de la vitesse dont le grand Leon Fleisher dit que ce sont des acrobates, pas des musiciens. Elle se situe plutôt dans l’esprit des Rubinstein, Lipatti, Arrau, respectueux du tempo original qui seul autorise l’expression profonde de l’inspiration artistique du compositeur (…) L’on redécouvre avec une joie étonnée des mélodies souvent déformées par la précipitation d’interprètes prisonniers de l’exploit physique, qu’impose un public plus fasciné par le spectacle visuel que par la musique pure". Pro Musicis, Janvier 2011.

   

 

 

Prix et bourses:

-         Bourse Yvonne Lefébure en 1996

-         Prix Clara Haskil en 1997

-         Prix Bunkamura

-         Lauréate de la Fondation Natexis en 1999

-         Rising Star 2001/2002

-         Prix International Pro Musicis en 2009 et 2012