Delphine Bardin  

 

 

CD  G. Fauré: les 13 Barcarolles paru chez Alpha en mai 2010:


"Diapason d’OR
"

 

 

Octobre 2016  Trio Pilgrim Trios de Mendelssohn CD paru chez Triton

 

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Alain Lompech---Diapason    "...le son du piano est royal : sa densité, sa rondeur charnue, sa franchise rayonnent d’une façon extraordinaire, qui donne à entendre les treize Barcarolles sous un jour nouveau... Disposant de moyens pianistiques assez exceptionnels, elle réussit à colorer, à ombrer, éclairer les phrases pour les porter à leur point maximum d’intensité. Son jeu subtil trouve un socle dans des basses lisibles et sonores, qui se fondent admirablement, quand il le faut, dans le champ de la main droite. Surtout, elle donne une transparence polyphonique étonnante à ces pièces trop souvent jouées  « atmosphériques » : on y entend alors comme un écho des vieilles musiques, des anciennes harmonies que Fauré avait expérimentées chez Niedermeyer... " article intégral Diapason 

  

Gérard Mannoni--- Classica    ... "Delphine Bardin joue d'emblée la richesse du son, la vigueur des rythmes des accents, le relief des contrastes. Le toucher est de belle qualité, franc et sans dureté..."

  

Barcarolles

Classique  -  Paru le 10 mai 2010 chez Alpha                         Qobuz, être fidèle à la musique

Les treize Barcarolles de Gabriel Fauré forment un ensemble d’œuvres égales dans l’inspiration, incroyables de limpidité et de gravité à la fois, de luminosité et de profondeur. La pianiste française Delphine Bardin, lauréate du Concours Clara Haskil en 1997, témoigne d’une grande simplicité expressive, d’un dépouillement étonnant. À découvrir !       http://www.seek-blog.com/magazine/culture-arts/

 ....Delphine Bardin offre des Barcarolles de Fauré une vision lumineuse, dans toutes les acceptions que peut revêtir cet adjectif... Guidée par une compréhension très aiguë des enjeux des Barcarolles, l’interprétation de Delphine Bardin apparaît aussi intensément réfléchie que véritablement instinctive, la musique semblant tomber tout naturellement sous ses doigts. Le toucher est aussi ferme et précis qu’il est raffiné et subtil (écoutez attentivement les dernières mesures de la 7e Barcarolle pour vous en convaincre)....  cette intégrale de très haut vol des Barcarolles nous livre, au fil du voyage intime qu’elle dessine, un Fauré intensément vivant et vibrant, dont fulgurances et déchirures affleurent sous le masque.

 La réussite de cet album repose également sur la finesse dont témoigne cette jeune artiste qui interroge le texte tout en intelligence, comme en témoigne la Huitième, et entretient la ligne mélodique sans brutalité (Neuvième). Voilà, sans aucun doute, une pianiste de choix pour la musique française de la fin du XIXe au début du XXe siècle.     Sébastien Foucart
 

 .... Musicalement, Delphine Bardin se situe magnifiquement dans une perspective à la fois intimiste et rêveuse, joue sur les clairs-obscurs sans jamais forcer le trait, mène vers l'irréel sans aucune insistance...     Gérard Pangon

 

 

       

 

 

VEVEY-HEBDO le 20 novembre  1998


A.-Louis Burkhalter:
"Delphine Bardin: un art du piano subtil et raffiné."
"D.B. incarne toutes les qualités françaises que nous aimons:  à commencer par cette pudeur et cette simplicité qui ne montre que dédain pour l'esbroufe et les effets extérieurs.  
Son jeu est d'une flexibilité et d'une souplesse rares...
J'ai tout particulièrement admiré son toucher plein de lumière irisée, d'éclats et de reflets précieux qui illuminaient et traversaient les harmonies voluptueuses et allusives de quatre des admirables Préludes de Debussy."


NICE-MATIN le 30 novembre 1998


André Peyregne:
"Delphine Bardin: une poètesse au piano"
  "Delphine Bardin, vous qui à 24 ans jouez avec tant de douceur les  Scènes  d'enfants de Schumann, qui exprimez si admirablement sur votre piano la subtilité,  la tendresse, la délicatesse de cette musique, vous qui avez   un doigté miraculeusement limpide pour interpréter  les Miroirs   de Ravel ou bien vous qui enchainez les sonates de Scarlatti avec un   toucher de cristal, vous qui ne   cherchez pas l'esbroufe mais préférez séduire   sur le ton de la confidence, vous   nous avez ravis samedi au Négresco...  Le prestigieux Prix  Clara Haskil que vous   avez remporté vous va comme  un gant: vous portez en vous   le talent poétique de   la  grande   Clara!"


LA PRESSE RIVIERA-CHABLAIS  le 21 novembre 1998

Jean Cossetto:
" Delphine Bardin ou le rêve"
"...une incomparable fraîcheur et un toucher d'une beauté sonore  inouïe."


 

NICE-MATIN le 21 mars 1999


Aurore Busser:
"Divine Delphine..."
"A n'en pas douter, deux fées se sont penchées sur le berceau  de D.B. , deux Clara:   la radieuse  Clara Schumann,   dont elle nous apparut  comme  la réincarnation au Midem   98, et Clara Haskil  l'unique, dont elle remporta  le Prix
 à Vevey en  1997. "

 

                 Klavier-Festival Ruhr 2001

Westfδlische Rundschau 16/07/2001 - Sonja Mόller-Eisold

...Delphine Bardin ist ...jung, charmant,hochbegabt. Siebeendete die Woche franzφsicher Pianistik. Ihre Welt ist das Leise, Verhangene, Empfindsame. Hierkann sie feinste Nuancen des Anschlags geradezu zδrtlich auskosten. Sie spielte zu Beginn Franz Schuberts grosse A-Dur-Sonate op.posth.D 959:sehr fein und durchsichtig, mit perlender Gelδufigkeit. Der wehmόtige zweite Satz gewann eine sanfte, innige Wehmut, Scherzo und Schlussrondo duftige Brillanz. Im zweiten Teil standen die vier Mazurkas op.24 von Chopin und Ravels "Valses nobles et sentimentales", mit einer Leichtigkeit und einem Parfόm hingehaucht, als wδre Schwerelosigkeit auf der Tastatur eine Selbst-verstδndlichkeit.

...Delphine Bardin est ...      jeune, charmante, extrêmement douée. Elle termina la semaine pianistique  française. Son monde est la douceur, le mystère, la sensibilité.

Elle savoura tendrement  les nuances les plus fines du toucher. Elle joua pour commencer la grande sonate en la majeur de Schubert op. post. D 959: très finement et de façon transparente, avec une vélocité perlée. Le mélancolique 2ème mouvement devint une mélancolie douce tout intérieure, le scherzo et le rondo final d'une brillance vaporeuse. La deuxième partie   comportait les quatre Mazurkas op. 24 de Chopin et les "Valses nobles  et sentimentales" de Ravel. Elle leur insufla une telle légèreté et un tel parfum que son toucher  semblait doté d'une évidente apesanteur.

 

"The Best of the Lot"

New York   Weill Recital Hall 11/9/2001 -

             Franz Schubert: Sonata in A Major
Frederic Chopin: Four Mazurkas; Ballade in F Minor
Maurice Ravel: Sonatine
   

 

..."The degree of interpretive difficulty for the performance of the mature Schubert sonatas precludes most attempts by younger artists; Emanuel Ax, for example, has only just recently begun a serious study of these subtle pieces, so complex in their revolutionary use of form as content. Although not terribly daunting in terms of manual dexterity, these magnificent essays are extremely challenging in the more arcane arts of phrase building, management of the drama, and poetic expression. It was thus especially impressive that young French pianist Delphine Bardin chose to open her debut presentation at Carnegie’s smaller room, the Weill Recital Hall, with one of the most intricate of the set, the Deutsch 959. Her nobility of design was apparent from the opening section as she confidently launched a reading which was notable for its elasticity, majesty and depth of feeling.

                    It is easy, in fact desirable, to get lost in the huge first movement. Ms. Bardin’s conception of this titanic endeavor was grand throughout and solidly grounded in reality. I would have wished for more of the dramatic gesture at certain points, but I was sympathetic to her sense of the attachment to the earth, even in the face of such heavenly poesy. The Andantino was spectacular, this thoroughly matured practitioner able to manage a singularly metronomic left hand while allowing her right to willfully wander free (compare the Schoenberg Op. 11b). Here we felt the dizzying heights of Classical oration made all the more expressive by her insistence on a firm foundation. After a nimble Scherzo, Bardin developed a lovely and lyrical final movement, caressing the famous theme (the opening music of “Wings”, for you American sitcom buffs) with her long, loving fingers. The entire experience, taking up more than half of the whole program, was a gigantic raveling, an entropy not leading to chaos but rather bliss, a fairy tale winding down of a finely crafted melodic clock. This was an exceptional performance for a young person.

 

 

 

                  The “Distinctive Debut” Series at Weill is a consistently satisfying and revelatory experience. Those chosen to perform here are heavily screened by the international musical community and, by way of reciprocity, young artists from America get their chance to present their skills to an appreciative European audience. Over the years I have heard many potentially great performers start their major careers here. In the case of Delphine Bardin, I feel comfortable in jettisoning the concept of potential: she is already there, now the world needs to catch up with her. Continuing the delightfully off-balanced nature of the Schubert, Ms. Bardin began the second part of the recital with that quintessentially tipsy form the mazurka, selecting four examples of the genre which suitably dazzled. Her Chopin is most impressive for its lack of flash; she consistently avoids the cheap and tawdry in favor of the beautiful and profound. She seems positively transported by the music, and, although she plays strictly from memory, endearingly appears to be staring at the score directly in front of her (I kept waiting for her to turn one of the imaginary pages). At some point during the F minor Ballade, I became aware of Ms. Bardin’s construction of this entire recital as a mirror of the opening Schubert. The first piece corresponded to the elongated opening movement, the other three works roughly imitating the three smaller movements coming ecstatically undone. Pretty heady stuff for a debut, the conception and execution of this type of structure worked its magic on an appreciative audience, many of whom, I overheard at the interval, sign up every year for this series so that they can regale their friends with “I heard them when” tales in future.  

                  Maurice Ravel wrote more difficult pieces for the piano than the Sonatine (especially Gaspard de la Nuit), but never any more ravishing. In a nod to her heritage, Ms. Bardin ended this elegant recital with an enticing example of Gallic beauty. Her sensuality here was craftily increased by its simplicity. In fact, in a program devoid of the fortissimo, this quiet finale, like a stage whisper, was all the more eloquent. The common characteristic of the three composers on the program is that, although they each produced some of the greatest music for the piano in history, none of them were especially capable keyboard artists (and, continuing this theme, Ms. Bardin chose the Arabesque of poor Schumann as her encore). Each relied on the genius of others to communicate their compositions most effectively. Of all of the pianists on display this night, Delphine Bardin is, by far, the best of the lot.  

                   Her teacher, Pierre-Laurent Aimard, is to make his American recital debut in just three weeks at the big hall here at Carnegie (he has previously appeared a couple of times in New York with orchestra) and, I have no doubt, this apt pupil can follow in his footsteps whenever she feels that she is ready. Appearing to be a very modest individual, almost uncomfortable receiving applause, she may take a few years to hone her skills even further before taking this ultimate plunge. For such a superb combination of dexterity, fluidity, intelligence and musicianship, I look forward to that glorious night and am certainly willing to wait."

          

 Frederick L. Kirshnithttp://www.concertonet.com 

09 Novembre 2001 New-York Weill Recital Hall

Franz Schubert : sonate en la M. D959

Frédéric Chopin : 4 Mazurkas Ballade en F m..

Maurice Ravel : sonatine

Delphine Bardin  piano

 

Le degré de difficulté dans l'exécution des sonates du Schubert de la maturité est tel qu' il écarte les tentatives des plus jeunes artistes ; Emanuel Ax,  par exemple, vient seulement de commencer une étude sérieuse de ces pièces  subtiles, si complexes dans leur utilisation révolutionnaire de la forme comme du contenu. Bien qu'ils ne soient pas terriblement intimidants en termes de dextérité   manuelle, ces magnifiques essais sont une extraordinaire gageure dans l'art    mystérieux de la construction de la phrase, de la direction du drame et de  l'expression poétique.  Dans ces conditions, il était particulièrement  impressionnant      que la jeune pianiste française, Delphine Bardin, choisisse, pour ouvrir son " début " dans la petite salle de récital Weill Hall de Carnegie, l'une des  plus complexes d'entre elles, la Deutsch 959. Sa noblesse de conception de  l'oeuvre était visible dès la section d'ouverture, quand elle en proposa en   toute confiance une lecture dont la souplesse, la majesté et la profondeur  de sentiment étaient évidentes. Il est facile, et en fait désirable, de se perdre dans cet immense premier mouvement. La conception de Miss Bardin de cette tentative titanesque fut grande tout du long, et solidement accrochée  dans la réalité. J'aurais souhaité davantage d'expression dramatique à certains  points, mais j'étais en sympathie avec son sentiment d'attachement à la terre,  même en face d'une poésie si céleste. L'andantino fut spectaculaire, dans  lequel cette praticienne, soigneusement mûrie, fut capable de combiner une  main gauche singulièrement métronomique, permettant à la droite de se promener  en toute liberté (comparez à l'opus 11b de Schoenberg). Ici nous sentîmes  les hauteurs vertigineuses du discours classique rendues encore plus expressives  par son insistance sur une fondation solide. Après un scherzo subtil, Miss Bardin  développa un final charmant et lyrique, caressant le fameux thème (la musique d'ouverture de " Wings ", pour vous, les accros des feuilletons américains),      de ses longs doigts amoureux. L'expérience complète, prenant plus de la moitié   du programme, fut un gigantesque enchevêtrement, une entropie conduisant non   pas au chaos, mais plutôt à la béatitude, un conte de fées déroulant une horloge      mélodique finement ciselée. Une performance exceptionnelle pour une jeune   personne. La série " Distinctive Debut " au Weill est une expérience éminemment  satisfaisante et révélatrice. Ceux retenus pour jouer ici sont puissamment scrutés par la communauté musicale internationale et, par voie de réciprocité, les jeunes artistes américains trouvent leur chance de présenter leurs talents à un public européen connaisseur. Au cours des années, j'ai entendu beaucoup   de grands interprètes potentiels commencer leur carrière ici. Dans le cas  de Delphine Bardin, je suis à l'aise pour abandonner le concept de potentiel  : elle est déjà là, maintenant le monde doit compter avec elle. Poursuivant la nature délicieusement déséquilibrée de son Schubert, Miss Bardin commença  la seconde partie de ce récital avec cette forme quintessenciellement ivre,  la mazurka, choisissant quatre exemples du genre, particulièrement éblouissants.      Ce qui impressionne le plus dans son Chopin est l'absence de tapage ; elle évite soigneusement le bon marché et le clinquant en faveur du beau et du   profond. Elle a l'air positivement transportée par la musique, et, bien qu'elle  joue strictement de mémoire, donne tendrement l'impression de scruter une partition en face d'elle, au point que je m'attendais à la voir tourner des  pages imaginaires.  A un certain moment, au cours de la ballade en fa mineur, je pris conscience de la construction de l'ensemble de ce récital, comme un  miroir du Schubert d'ouverture. La première pièce correspondait au monumental  premier mouvement, les trois autres oeuvres imitant approximativement les trois  plus petits mouvements qui se dénouaient dans l'extase.  Matériau joliment  capiteux pour un début, la conception et la réalisation de ce type de structure  fit opérer sa magie sur un auditoire connaisseur, dont un grand nombre, je  pus le mesurer à l'entracte, se promit de s'inscrire chaque annιe à cette série, de telle sorte qu'ils puissent régaler leurs amis avec les contes du   genre: " Je les ai entendus quand ils…. ". Maurice Ravel a écrit des pièces  plus difficiles pour le piano que cette sonatine (en particulier Gaspard de  la Nuit), mais certainement pas de plus ravissantes. Avec un clin d'oeil à son héritage, Miss Bardin termina son récital par un séduisant exemple de  beauté " gallique ". Sa sensualité ici fut puissamment accrue par sa simplicité.     En fait, dans un programme dépourvu de fortissimo, ce final tranquille, comme un murmure de scène, fut du plus éloquent. La caractéristique commune des  trois compositeurs au programme est que, bien que chacun ait produit une des  plus grandes musiques pour le piano de l'histoire, aucun ne fut un artiste  du clavier (et, poursuivant ce thème, Miss Bardin choisit l'Arabesque du pauvre Schumann pour son encore). Chacun dut compter sur le génie de quelques autres  pour communiquer leurs compositions le plus efficacement possible. De tous  les pianistes en lice ce soir-là, Delphine Bardin est, de loin, la meilleure du lot. Son professeur, Pierre-Laurent Aimard, doit donner son récital de  " Début " dans exactement trois semaines, ici au Carnegie Hall, dans la grande  salle (il est déjà apparu à New York quelques fois avec un orchestre) et, je n'en doute point, cette élève douée peut suivre ses pas dès qu'elle se sentira  prête. Donnant l'impression d'être une personne très modeste, mal à l'aise pour recevoir les applaudissements, elle peut prendre un peu de temps pour   polir ses talents avant de faire ce dernier plongeon. Pour une combinaison aussi superbe de dextérité, de fluidité, et d'intelligence de la musique, je me réjouis à l'avance de cette soirée glorieuse, et me déclare prêt à attendre." Frederick L. Kirshnithttp://www.concertonet.com

 

   Thurgauer Zeitung  27 avril 2004 

   L'Express Neuchatel  07 mai 2004

   Tages Anzeiger 03 mai 2004   

   Der Bund 12 mai 2004

   Basler Zeitung  18 mai 2004

    

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... Delphine Bardin accompagne, mieux encore, faisait de son piano la moitié indispensable, le compagnon idéal des feux solaires et des reflets lunaires de la flûte, instaurant un dialogue permanent, la sonate, que l’on devinait sur son visage, rendu si expressif par son écoute et son jeu, si intense et habité.               Jean-François Warein  30/08/05    abeilleinfo